| SYNTHESE
GENERALE DES TRAVAUX DES TROISIEMES RENCONTRES AFRICAINES SUR L'INTELLIGENCE
ECONOMIQUE ET LE DEVELOPPEMENT
ATELIER 2 : INTELLIGENCE ECONOMIQUE,
OUTIL STRATEGIQUE DE DEVELOPPEMENT DES ETATS ET ENTREPRISES
Lors de cet atelier, Laurent HASSID d’INTELCO et Philippe CLERC
de l’AFCI avaient pour mission de nous dire ce qu’était
concrètement l’intelligence économique (IE) et quel
pouvait- être son apport en Afrique dans le contexte actuel de guerre
économique et de société du savoir.
L’IE consiste en la combinaison des pratiques et savoir-faire de
production, d’interprétation, d’analyse et de diffusion
de connaissances développées à l’échelle
d’un pays, d’institutions et de réseaux.
A travers l’exemple du Japon et des Etats-Unis, pionniers en matière
d’IE, ont été mis en exergue les différents
avantages de l’IE et ses objectifs, ont pu être ainsi comptabilisés
au nombre de 3 :
è Apporter les connaissances adaptées à la mondialisation,
aux stratégies de développement du pays.
è Développer une certaine coopération et des enseignements
pour mieux comprendre et gérer son environnement.
è Et enfin, mettre en œuvre des stratégies de promotion
des modèles culturels, économiques et sociaux d’un
pays sans négliger les actions d’influences en faveur de
notre stratégie, voire afin de déstabiliser un pays, une
économie, une entreprise.
On peut le constater, la tendance actuelle met en avant, en amont le
fait que la connaissance de l’information utile est devenue une
stratégie prioritaire pour l’entreprise et permet une anticipation
des crises de plus en plus nombreuses, mais en aval, on constate un certain
retour vers des préoccupations de protection de politiques des
entreprises : Les fonctions d’interprétations et d’analyses
sont donc majeures et traduisent une réelle nécessité
d’expertise sans oublier les outils de traitements qui n’en
sont pas moins essentiels.
L’Afrique face à cette avancée reste pour l’instant
en arrière et ce du fait d’un déficit de l’industrie
de la connaissance et des réseaux d’informations. La question
de la construction d’un dispositif d’IE social et technologique
pour opérer en cas de manque de connaissances ainsi qu’une
cartographie des connaissances doivent être sérieusement
envisagées.
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