| SYNTHESE
GENERALE DES TRAVAUX DES TROISIEMES RENCONTRES AFRICAINES SUR L'INTELLIGENCE
ECONOMIQUE ET LE DEVELOPPEMENT
VENDREDI 29 NOVEMBRE 2002
PLENIERE 6 Salle 1 : NOUVELLE TECHNOLOGIE
EDUCATIVE « E-EDUCATION » ET DEVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE.
Le premier volet dans cette plénière concernait l’expérience
commune entre la CFAO, IBM (pour le matériel) et le centre de formation
par alternance et à distance STEPHENSON au Cameroun et de cette
expérience sont ressorties des lignes directrices à poursuivre
pour une bonne adaptation face aux contraintes du pays et une appropriation
des TICs par les Africains.
Si cette expérience au Cameroun a bien marché, c’est
bien parce qu’elle justifiait d’un appui politique non négligeable.
L’initiative est elle-même venue du président de la
République dans une volonté de se baser sur une ingénierie
pédagogique, nécessaire pour la diffusion du savoir.
L’idée principale était de lutter contre les inégalités
par une formation accessible à tous dans tous les domaines pas
seulement éducatifs et de favoriser la promotion sociale pour tous
dans un pays aux cultures différentes. L’objectif à
terme étant donc de tisser une toile autour de ces centres ressources
afin de toucher le plus grand nombre.
Le but est de laisser le choix aux professeurs de piocher ce qui leur
est nécessaire pour leurs cours : c’est là qu’intervient
l’interactivité. On l’a bien compris, pour qu’une
telle initiative puisse fonctionner, il faut une très forte volonté
politique, tenir les investissements et un suivi jusqu’à
la fin du projet.
Dans l’autre volet concernant l’éducation à
proprement parler, M. John ROSE de l’Unesco a redéfini les
différents moyens mis en œuvre dans le secteur en insistant
d’une part, sur le fait que les Tics étaient des outils et
non des fins et d’autre part, sur le rôle essentiel des enseignants,
mais également des autorités publiques qui ont le devoir
d’instaurer des politiques pour les TICs et l’éducation.
Les réactions générales venant de DAKAR et de COTONOU
ont certes souligné de nombreuses expériences allant dans
ce sens tel que le GDLN, qui concerne la formation des cadres en Afrique.
Néanmoins, ils n’ont pas manqué de souligner le poids
du coût des NTICs et les gros problèmes d’accès
pour un continent à 70% agricole avec une population vivant pour
l’essentiel dans des zones isolées pour beaucoup non alimentées
en électricité.
Des doutes et interrogations se sont ainsi articulées autour de
2 points : quant à la réelle possibilité d’aplanir
les inégalités par ce biais, s’il n’y aurait
pas au contraire un effet inverse accentué par le taux d’analphabétisme
et s’il n’était pas envisageable d’instaurer
une politique ou un partenariat en Afrique afin d’avoir un coût
plus supportable.
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