| SYNTHESE
GENERALE DES TRAVAUX DES TROISIEMES RENCONTRES AFRICAINES SUR L'INTELLIGENCE
ECONOMIQUE ET LE DEVELOPPEMENT
VENDREDI 29 NOVEMBRE 2002
PLENIERE 5 : NEPAD ET DEVELOPPEMENT
REGIONAL par Mme Laurence ARTAUD et M. Anthony BOUTHELIER
La problématique de la relation entre NEPAD et développement
régional a été abordée lors de la deuxième
séance plénière qui a eu lieu le deuxième
jour du FIED. Les intervenants, Mme Laurence ARTAUD et M. Anthony BOUTHELIER
ont parlé respectivement de l’importance que les Biens Publics
Mondiaux (BPM), le développement durable et leur normalisation
ont dans le renforcement des pays africains lors des différentes
négociations ; par conséquent, avantage de la régionalisation
pour le secteur privé. La connexion satellite a été
faite avec les villes de Dakar et Cotonou.
Pour développement durable on entend le développement qui
répond aux besoins du présent sans compromettre ceux des
générations futures ; il se base sur trois piliers : développement
économique, sociale et environnementale. Les BPM sont des biens
qu’une fois produits profitent à tous le pays, tous les groupes
de population et toutes les générations. Enfin, un bien
essentiel est un bien auquel tout être humain quelque soit son positionnement
sur la planète doit avoir accès : il s’agit de biens
comme l’eau, la santé, l’éducation. Tout cet
appareil conceptuel a crée une série de principes, qui sont
: le lien risque/responsabilité, l’obligation de transparence
et traçabilité et celle des entreprises de rendre compte
de leurs actions.
Il se profile donc une nouvelle gouvernance qui tient compte des parties
concernées et met en œuvre deux principes : le processus d’amélioration
continue et le principe de précaution. Le processus décisionnel
devient collectif à tous les niveaux. Dans le domaine économique,
le développement durable crée la reconnaissance du lien
entre développement et environnement et met en place le partenariat
public/privé et le co-développement. Pour l’Afrique,
cela constitue une nouvelle opportunité à saisir en ce qui
concerne le partage des connaissances, les TICs, le partenariat public/privé
et le co-développement.
Au niveau purement économique, le problème qui a été
posé concernait le rapport entre régionalisation et secteur
privé : corruption et atomisation des marchés étant
les causes principales du manque d’investissement en Afrique, le
cadre régional pourrait fournir une solution. Cependant, on est
dans une zone grise où aucun investisseur sera prêt à
investir dans un contexte régional car sans délégation
de souveraineté et donc sans «guichet unique », il
sera contraint à jongler entre les diverses administrations étatiques.
Pour avoir des investissements au niveau régional ; les Etats devraient
se montrer prêts à céder une partie de leur souveraineté.
Les réactions ont été nombreuses et surtout sur
les thèmes de la normalisation comme moyen de protection et de
distorsion dans l’accès au commerce international ; de la
diaspora africaine et de son importance pour le développement ;
de la mise en place d’une entité régionale face aux
micro-nationalismes ; et enfin de la cohérence entre NEPAD et les
structures régionales existantes.
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