| SYNTHESE
GENERALE DES TRAVAUX DES TROISIEMES RENCONTRES AFRICAINES SUR L'INTELLIGENCE
ECONOMIQUE ET LE DEVELOPPEMENT
VENDREDI 29 NOVEMBRE 2002
PLENIERE 4 : NEPAD ET SECTEUR PRIVE
En cette 2ème journée du FIED, est abordée la question
des investissements en Afrique dans le cadre du NEPAD. A cette occasion,
Anthony BOUTHELIER, secrétaire général du CIAN, Christophe
BELANGER de la MIGA et Benoît MASUYOT de l’AFD se sont relayés
pour préciser quelles étaient les attentes des investisseurs
pour garantir ou encore financer des projets en Afrique. Face à
eux, en connexion satellite, DAKAR, COTONOU et ADDIS ABEBA avec différents
intervenants dont M. FAYE de la commission économique pour l’Afrique.
Tout le monde est d’accord pour dire que pour la 1ère fois,
l’Afrique reconnaît que les pouvoirs publics ne détiennent
pas à eux-seuls la clé du développement. Et il est
important de ne pas voir cette avancée conceptuelle comme un recul
de l’Etat ou tomber dans les querelles idéologiques. Ce qui
est important de retenir, c’est cette idée de partenariat
entre le secteur privé et le public. En effet, les Etats ne doivent
plus considérer les opérateurs économiques comme
des sujets de droit mais comme des partenaires avec lesquels un dialogue
doit impérativement s’instaurer à égalité.
Pour attirer les investisseurs, il est important également d’instaurer
un climat de confiance, sécuritaire avec l’état de
droit qui est fondamental. Ce qui intéresse les investisseurs c’est
de savoir comment sont traités les opérateurs locaux, de
connaître les règles du jeu et de savoir qu’elles vont
être appliquées : en bref, il faut que l’Etat soit
fiable, fort et capable de faire respecter l’état de droit
: il faut de vrais interlocuteurs !!!
Il faut donc un partenariat avec les opérateurs économiques
mais les IFI (Institutions Financières Internationales) ont également
leur rôle à jouer. Ainsi, la SFI et la MIGA (Agence multilatérale
de garantie des investissements) toutes deux faisant parti du groupe BM
dont l’Afrique est une des priorités s ‘engagent également
à prendre des mesures d’accompagnement afin de favoriser
les flux d’investissements, de renforcer les capacités des
PME, de se porter caution, garant et de financer des projets dans la région
nécessitant notamment ces infrastructures.
IL a également été fait mention des TICs en tant
que moteur de toutes les activités du développement économique
et social aidant ainsi les pays à mieux cerner et répondre
à leurs besoins.
Face à ces propositions et volontés affichées, les
questions n’ont pas manqué et ce, principalement autour des
causes du non investissement en Afrique. Car en effet, si l’Afrique
représente une importante taille de marché, force est de
constater que le pouvoir d’achat des africains ne cesse de baisser
; peut-être est ce une cause ou un manque d’investisseurs
? D’autre part, il convient de s’interroger sur une éventuelle
complicité tacite entre gouvernants et investisseurs privés
qui concouraient à perpétuer les travers, freins à
l’investissement. Et s’agissant des TICs, comment faire pour
y faire accéder des populations à faibles revenus ? Ne faudrait-il
pas développer des principes communs d’apprentissage ?
Les recommandations ont été résumées sur
le fait que chaque acteur a sa part de contribution dans le développement
du NEPAD. Il faut travailler dans le sens d’une étroite collaboration
en essayant d’introduire plus de concurrence mais aussi de transparence,
afin d’éviter au maximum des situations monopolistiques,
sans s’écarter des grandes lignes directrices du NEPAD.
|