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FIED 2002
SYNTHESE GENERALE DES TRAVAUX DES TROISIEMES RENCONTRES AFRICAINES SUR L'INTELLIGENCE ECONOMIQUE ET LE DEVELOPPEMENT

JEUDI 28 NOVEMBRE 2002

PLENIERE 2 : PREVENTION DES CRISES ET RESOLUTION DES CONFLITS EN AFRIQUE par M. Mario SANDOVAL et M. Patrice DUFOUR

Il s’agit de la deuxième séance, qui s’est déroulée lors de la première journée du Forum, avec comme intervenants M. Mario SANDOVAL et M. Patrice DUFOUR et, en connexion satellite la ville de Dakar.

Les deux intervenants ont eu deux approches fondamentalement différentes, mais complémentaires : alors que M. SANDOVAL a parlé des enjeux politiques et stratégiques, M. Dufour s’est concentré sur l’aspect économique dans des situations de post-conflit.

La question principale était de comprendre les causes et les acteurs qui entravent la mise en place des politiques de prévention et résolution des conflits, pour montrer ensuite comment faire démarrer l’économie d’un pays sortant d’un conflit armé.
Or, il paraît que les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de ces politiques soient d’un coté, l’existence d’une culture de guerre; et de l’autre, des causes à court et long terme. Les premières remontent à la tradition historique et culturelle du pays (le Nigeria avec le conflit entre chrétiens et musulmans) ; les secondes peuvent être des politiques de discrimination, l’accès aux rentes économiques, monopole absolu de l’élite qui les contrôle, ou encore une instabilité due à la dégradation et à la fragmentation du pouvoir étatique.

Les enjeux qui se trouvent autour des conflits sont essentiellement le contrôle des armements et celui des politiques publiques et des sources de financement : il s’agit donc de guerres liées à la captation des ressources naturelles et économiques (on parle de guerre du diamant, du café…) où les soutiens logistiques provenant de l’extérieur jouent un rôle capital. La reconstruction du pays doit se faire en rétablissant la paix et en couplant redémarrage économique et réconciliation nationale : il faut reconstituer la capacité fiscale, judiciaire et de gestion économique de l’Etat afin d’attirer des investissements durables et pas seulement des investisseurs, qui ne font que de la spéculation.

Les réactions aux deux interventions ont porté principalement sur la question de l’endettement et du rôle des entreprises privées dans la reconstruction d’un pays, sur les opportunités qui sont données par les programmes de lutte contre la pauvreté, sur le conflit en Casamance, sur ses causes, sur les progrès faits par rapport à cette situation et sur le rôle joué par des acteurs externes qui ont contribué à perdurer ce conflit.

En conclusion, c’est la capacité de l’Etat en tant qu’Etat de droit qui a été remise en question dans la mesure où l’Etat doit respecter les Conventions Internationales qu’il a ratifié dans ce domaine, s’il veut contrôler les facteurs externes qui peuvent le déstabiliser.

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