| SYNTHESE
GENERALE DES TRAVAUX DES TROISIEMES RENCONTRES AFRICAINES SUR L'INTELLIGENCE
ECONOMIQUE ET LE DEVELOPPEMENT
ATELIER 3 : SOCIETE CIVILE, SOCIETE
DU SAVOIR, STRATEGIES DE DEVELOPPEMENT par Mme Sophie DIMITROULIAS et
M. Jérôme BINDE
Cet atelier a eu lieu la première journée du Forum dans
la salle consacrée aux séances plénières,
avec en connexion satellite les villes de Dakar et Cotonou.
L’intervention de Mme DIMITROULIAS portait essentiellement sur
le rôle et la consécration de la société civile
européenne au sein des institutions de l’Union Européenne
et du processus décisionnel ; en effet, dans le cadre de la Convention
sur l’Avenir de l’Europe, la société civile
a participé activement aux négociations pour le projet de
Constitution.
Il s’agit de l’aboutissement d’un long processus de
reconnaissance qui a pu avoir lieu grâce : aux stratégies
adoptées par les acteurs non-gouvernementaux (la promotion de la
défense de l’intérêt public et dans la création
d’alliances afin de peser sur l’orientation de l’Union
et d’avoir un pouvoir de contrôle démocratique inscrit
dans un statut juridique) et aux progrès faits par les institutions
communautaires dans la lutte contre le déficit démocratique,
même si la décision finale reste toujours l’apanage
des Etats et des leurs représentants.
De son coté, M. BINDE, Sous Directeur Général Adjoint
à l’UNESCO a essayé de montrer comment les mouvements
mondialistes, la société civile internationale et africaine,
peuvent devenir, en l’occurrence, eux-mêmes une stratégie
au service du développement africain.
La société civile est une société citoyenne
se construisant dans une relation dialectique à l’Etat et
comprenant différents acteurs tels que les individus, les associations,
les ONG etc. Or, elle peut être mise au service du développement
de diverses façons : en donnant plus de poids à la diaspora
africaine et en reliant ses composantes entre elles et les populations
sur place ; en mettant en valeur la capacité d’auto mobilisation
de la société civile africaine et en finançant ses
initiatives ; en travaillant pour la fondation d’une nouvelle démocratie
à travers la mise en réseau des acteurs du développement,
de la société civile, des institutions du savoir ; en profitant
du rôle et de la relation que le secteur privé entretient
avec l’Etat ; enfin, en portant plus d’attention au secteur
économique de l’association.
Il s’agit donc de donner les moyens à la société
civile de mettre en place ses projets avec le concours des autres acteurs
du développement.
Le sujet a suscité beaucoup de réactions, surtout de la
part de Cotonou, sur la place marginale donnée à la société
civile dans le cadre du NEPAD qui devrait envisager d’associer la
société civile à la réflexion et à
la mise en œuvre des ses différents volets. Quant à
Dakar, les contributions ont porté sur les rapports entre l’Etat
et la société civile et sur le rôle de cette dernière
en tant que contre-pouvoir face à l’appareil étatique.
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