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Atelier 3 : L'Intelligence Economique dans l'Entreprise : Enjeux et
contenus
Jacqueline SALA, rédactrice en chef de Veille Magazine.
Madame SALA a dressé un bilan sur les événements
des 4 dernières années dans le domaine de l'Intelligence
Economique en France.
Il y a eu un changement d'image, l'intelligence économique
était considérée comme de l'espionnage industriel,
du renseignement d'état à visage économique. La pression
de la mondialisation et les mutations dans les règles du jeu entre
puissances et l'émergence de l'intelligence économique dans
les directions des entreprises ont donné à celle-ci une
place en évolution constante comme outil décisionnel performant
dans conduite et la gestion d'entreprise.
Globalement, l'état a plutôt échoué
sur l'intelligence économique en France. Il y a un personnel politique
qui n'a rien à voir avec l'intelligence économique, et qui
vit dans un monde cloisonné. De facto, les PME n'ont pas cru à
l'aide que pouvait leur apporter cet outil stratégique.
Cependant la grande réussite reste la formation qui est
de plus en plus axée vers l'intégration de l'intelligence
économique dans la gestion de l'entreprise. L'entrée de
la société de la formation représente pour le monde
des entreprises un double défi : savoir utiliser la connaissance
comme levier principal du développement et de maîtriser son
usage dans les rapports de force concurrentiels globaux et locaux. De
nouvelles compétences ont donc été introduites afin
de répondre aux besoins naissants.
Enfin l'individu devient un knowledge worker, il est consommateur d'information.
La richesse globale informationnelle de l'entreprise s'accroît et
l'évolution des outils technologiques transforme chacun d'entre
nous.
Eric de FONTGALLAND ODI (Organisation et Développement International).
Après une présentation linéaire de son organisation
et de ses activités, M FONTGALLAND a mis en exergue sa connaissance
de l'Afrique et de l'Asie pour repenser son métier quant à
l'approche des marchés internationaux.
L'essentiel pour une entreprise est de faire des profits, l'objectif
d'ODI est d'expliquer comment les réaliser. Nous sommes passés
d'une économie de production à une économie de marché.
Malheureusement les entreprises fonctionnent encore sur le modèle
antérieur c'est à dire celui de l'économie de production.
L'enjeu se trouve aujourd'hui entre le marché et l'entreprise,
la performance est mesurée à la progression du chiffre d'affaires
liée à sa capacité d'innovation et de réactivité.
Cependant, une entreprise ne peut être jugée que sur des
objectifs mesurables, liés au marché.
Jusqu'ici, l'exportateur n'avait pas besoin de bien connaître le
marché international pour vendre un produit. Il proposait ses produits
et ne se contentait que du réseau qui lui achetait le produit et
qui le revendait sur le marché local.
Aujourd'hui, l'entreprise exportatrice travaille avec une centaine de
marchés. Les locaux ont une maîtrise de leur marché,
et lorsque l'on se positionne sur l'international, il faut connaître
le marché local.
L'outil essentiel est l'information, il y a certaines informations à
maîtriser, comme la taille du marché, la segmentation, les
prix, le taux de change. De plus il faut savoir comment instaurer la négociation
pour que chacun aie une marge satisfaisante, c'est ce qui permettra la
pérennité du partenariat.
L'enjeu est donc de savoir comment améliorer son profit et l'O.I.D
se met à disposition des éventuels acteurs économiques
intéressés par l'externalisation de leur compétence
de voir ensemble ce qu'une collision d'intérêts peut générer.
Olivier CHAILLOT, Directeur associé Synthèse-Décision-Stratégie.
Les structures des marchés évoluent. Avant l'état
avait un rôle régulateur. Les filières mutent complètement
et passent à l'international régit par des organisations
dont le droit est prépondérant par rapport aux lois nationales.
Les fournisseurs, les sous-traitants se spécialisent et doivent
être capables de livrer partout dans le monde selon des critères
de compétences et de qualités de plus en plus exigeantes.
Comment mesure t-on les conséquences de ces changements ?
L'état n'édicte plus et demain la réglementation
est et sera déclinée au niveau national, car prise au niveau
international. Des zones qui jadis n'étaient pas solvables s'intègrent
aujourd'hui dans des ensembles solvables et se révèlent
êtres de sérieux concurrents commerciaux à moyen terme.
On constate un niveau d'éducation et de la qualité de la
vie qui s'élèvent, des zones de chalandise qui s'élargissent.
Il est plus qu'essentiel d'adapter les réseaux de distribution.
Les fabricants ont une obligation de concentration (marketing, finance,
assurances, hydrocarbures, pharmaceutiques). Du coût les métiers
connexes (production) sont externalisés vers d'autres pays à
faible coût de travail et forte rentabilté.
Les marchés des fournisseurs deviennent internationaux, il y a
des niches mondiales, les entreprises sont obligées de se différencier
et d'atteindre des tailles critiques pour s'adapter.
Les acteurs périphériques comme les nouveaux médias
(Internet,
) raccourcissent l'espace temps, ont des interactions
fortement financières (vive de la publicité), mais ne sont
pas inoxydables
Face à tous ces bouleversements, les organismes régulateurs
nationaux et internationaux doivent se doter d'une vision transversale
des enjeux économiques et mieux s'adapter à l'environnement
concurrentiel devant lequel il se présente souvent désarmée.
Une démarche stratégique structurée auquel s'ajoute
une connivence intérieure autour d'un cur stratégique
national est la réponse la mieux adaptée.
L'intelligence économique n'est efficace que dans le cadre de
démarche stratégique structurée. On ne peut construire
la vision de l'environnement qu'avec le savoir, le pouvoir, le vouloir,
la décision et l'action. Trois volets sont à prendre en
compte pour aboutir :
Le renseignement est l'outil qui permettra de construire la
vision.
La sécurité sert à masquer ses intentions
à l'interlocuteur.
La gestion active du renseignement permet d'agir, d'influencer.
Il est donc essentiel d'avoir une structure décentralisée
et une stratégie globale capable de gérer tout cela, comme
la Direction Générale, le management général
organisés autour de trois grands pôles : protection, renseignement,
opérations (collecte et animation des réseaux, organisation
de toutes les autres sources et enfin la gestion active).
L'intelligence économique, oui, mais coordonnée avec
une structure qui dépend de la Direction générale
de l'entreprise.
Compte tenu des délais impartis la méthode retenue fut
celle des interventions concises, illustrées et profondes. A
l'issue de ces 3 ateliers les intervenants ont eu à répondre
aux questions des participants.
Monsieur BESSIS Eric, Consultant en Strategie voulait savoir s'il
y a une loi du marché sur l'intelligence économique.
Le Général GUYAUX lui a répondu que le marché
existe mais qu'il est informel. Une information ne devient un renseignement
que si elle vient à temps, à la bonne personne, dans le
bon contexte. Pour ce qui est de la veille technologique, le veilleur
surveille un secteur et détecte toute anomalie. L'intelligence
économique sert à comprendre et à donner des solutions.
Quand on parle d'économie, on ne parle pas d'homme. L'homme n'intervient
qu'en cas de crise sociale.
Monsieur Nicolas ABENA, "Chatorouge.com" : Internet,
quelle chance pour l'Afrique ?
Pour Monsieur DUFOUR Internet peut créer des emplois en Afrique,
mais avant tout, l'emploi se crée par des initiatives individuelles.
Il est également un outil qui permet à une petite structure,
de s'ouvrir sur les marchés mondiaux, d'avoir accès à
une clientèle mondiale et pour un coût limité, cela
à condition d'avoir un produit qui intéresse estime Monsieur
de FONTGALLAND.
L'information est la pièce maîtresse du développement
selon Monsieur GAUVIN. L'acteur économique doit chercher à
tout savoir, et le politique devait mettre à sa disposition à
travers des plans d'actions d'information ciblée intéressé
un plus grand nombre par la richesse qu'apporte cette nouvelle technologie
aux décideurs africains.
Monsieur TOSSOU, Conseiller Economique du Président du Bénin
Comment adapter ce concept aux missions traditionnelles de l'état,
n'y a t-il pas double fonction avec les organes traditionnels de gestion
de l'information de ce dernier ?
Il y a antinomie entre l'intelligence économique et le renseignement
d'état, la première transforme l'information en un outil
décisionnel stratégique dans le logigramme fonctionnel
de l'entreprise pour son efficience et sa compétitivité
sur l'arène économique, elle s'inscrit dans un cadre légal
alors, qu'il s'agit pour le second de l'information fournit par les
services spéciaux aux pouvoirs publics et l'ensemble des questions
de traitements de l'information.
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