| Atelier 2 :
Intelligence Economique, outil stratégique de Développement
durable.
Pierre CARPENTIER, Directeur de Projets Afrique Initiatives
L'Afrique Initiatives est une jeune société initiée
par Michel ROCARD, ancien Premier ministre et plusieurs partenaires dont
Vivendi, Edf International, Bolloré, etc., dont la vocation est
le développement privé durable de l'Afrique. Cette société
privilégie l'initiative locale privée pour accélérer
le développement de l'Afrique. C'est donc une démarche privée
qui propose un service de proximité par l'Internet pour répondre
aux besoins de la population par des partenaires africaines en collaboration
avec des investisseurs européens. Afrique Initiatives intervient
dans l'alimentaire, la santé, l'éducation la formation,
l'électricité, nouvelles technologies.
L'importance pour l'Afrique de l'Internet pour son essor immédiat
par des services adaptés est une opportunité qu'il ne faut
pas négliger, car il donne un accès plus facile à
l'information qui est un outil stratégique pour le développement.
L'investissement y affairant sans pour autant être colossal répond
à des besoins et à des manques si son utilisation s'avère
être une démonstration par son apport au mieux être
des populations du continent.
Afrique Initiatives se fixe également pour objectif de donner
au Nord l'information du Sud telle qu'elle est et devrait être.
Par exemple l'Afrique qui réussit, en parlant de ses réalisations,
e en apportant l'information pertinente sur le développement de
l'Afrique.
Quelques sociétés sont recomposées en fonction de
leur implication et contribution dans la constitution d'un pool de partenariat
parmi lesquelles, ATI qui est une société sénégalaise
ayant obtenu le prix du meilleur partenaire de COMPAQ.
ATI lance un site Internet dont l'adresse est la suivante : www.africa21.net
avec pour vocation être un outil de diffusion de l'information dans
le continent.
Dans le registre de l'information locale, ATI présente le projet
Saint-Louis du Sénégal, qui porte sur la production industrielle
d'une farine alimentaire enrichie pour nourrisson pêche, l'objectif
est de travailler sur un outil adapté au besoin de la population,
c'est à dire la valorisation des céréales locales
et l'amélioration qualitative, à prix accessible, de la
nutrition des enfants.
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Patrice DUFOUR, Senior Counsellor à la Banque Mondiale
Aujourd'hui l'accès à l'information est plus accessible
et moins chère qu'autrefois de plus l'accès au contenu est
plus facile, du fait du coût de la communication, de la puissance
de calcul et de la transaction. Il n'y a donc pas de lourd investissement
à mettre en uvre si ce n'est qu'une volonté et un
engagement politique découlant d'une prise de conscience véritable
des enjeux que représente cette planche de salut pour les entreprises
africaines. Le monde connaît une révolution organisationnelle
dans les affaires, ce qui va créer un nouveau paysage économique.
Il sera possible de segmenter les services, de manière à
travailler de plus en plus à l'horizontale.
La Banque Mondiale est une somme de savoir et savoir- faire et de ressources
pour le développement. Elle va suivre une trame et glisser les
informations sur les possibilités financières en retour
des analyses de travail selon les cas.
Dans un rapport sur le savoir au service du développement, elle
estime que le savoir fait la différence dans la lutte contre la
pauvreté. La Corée et le Ghana ont démarré
dans les années 60 sur le même niveau. Que faut-il pour initier
un développement durable ?
Il faut une connaissance technique et qualitative sur les informations
qui permettent de mieux fonctionner, organiser et ordonner le processus
d'application des méthodes. Or les élites africaines disposant
de savoir ne trouvent pas souvent le cadre d'expression et d'exercice
leur permettant d'exceller dans leur domaine. En effet, la Révolution
verte était basée sur le savoir. Les paysans indiens par
exemple avaient connaissance des nouvelles variétés qu'ils
pouvaient planter.
Une fois cette connaissance acquise, il faut passer à la phase
de gestion des connaissances, qui passe par l'acquisition, l'exploitation
par des nouvelles méthodes de ces connaissances et la communication.
Pour cela, il faut faire preuve d'imagination. La crise que traverse les
pays africains est donc une occasion de les rendre responsables de leur
développement c'est à dire de ne plus un continent consommateur
de connaissances et formations, mais concepteurs-réalisateurs de
normes nouvelles, africaines de croissance régionale.
L'acquisition du savoir : En terme de Recherche et Développement,
les pays industrialisés sont en avance, mais ce savoir est disponible,
il suffit d'effectuer transfert réactualisé de ces connaissances
à travers les entreprises et mise à la disposition des acteurs
de l'économie informelle EX : Au Rwanda, dans le développement
des variétés de haricots, les femmes ont eu des résultats
de 60 à 70 % meilleurs que les chercheurs.
Absorption du savoir : En 1976, le savoir était basé sur
les matières premières. Aujourd'hui, il l'est sur les technologies
dont la communication joue le rôle d'accélérateur.
La communication : Le téléphone a un rôle important,
l'ordinateur de plus en plus. Il y a un ordinateur pour 100.000 habitants
dans les pays sous-développés. Il faudrait introduire une
plus grande concurrence qui viserait à réduire les coûts
des communications internationales.
Quelles conséquences peuvent avoir l'information sur le politique
et l'économique ?
Dans le domaine de la finance, la crise asiatique a eu lieu à
cause d'un manque d'informations pertinentes sur les cours et les investissements.
L'information joue un rôle prépondérant dans les décisions
que doivent prendre les entreprises, car l'opinion publique informée
peut obliger une entreprise à polluer moins. Dans le cadre de la
lutte contre la pauvreté, le micro-crédit que pratique la
Banque Grameen au Bangladesh, assorti d'une formation adéquate
destinée aux femmes pauvres leur permet de mettre le pied à
l'étrier.
Enfin sur le plan politique, l'information véhiculée par
les nouvelles technologies au Sénégal, a joué un
rôle majeur dans l'élection de Maître WADE comme président
de la République du Sénégal.
Aujourd'hui, il existe au niveau de la Banque Mondiale plus de 6000 ouvrages
on line, l'information est donc à la disposition de tous.
Concrètement, elle aide les pays en voie de développement
en finançant des projets, parmi lesquels :
· Financement du démarrage en informatique en faveur du
développement, en joint-venture avec la SFI, elle finance les entreprises
d'informations dans ces pays. : El souk.com qui vend des produits artisanaux
des PVD sur le net.
· Université virtuelle africaine basée à Nairobi
au Kenya qui permet à plusieurs milliers d'étudiants de
s'inscrire et de suivre une formation supérieure de qualité.
· Global Développement Network : 50 sites éducatifs
reliés dans le monde avec pour objectif un enseignement interactif
à travers le monde en vue de partager les connaissances.
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